
François Zumbiehl, le plus madrilène des français, auteur d'un admirable " Le Calife (Manolète) " (2) saisit ce qui fait aussi l'essence de la tauromachie, c'est à dire son imaginaire, il prend sa source dans le réel, ce que je vois là, ce que dis cet homme capote ou muleta à la main, puis tout se bouscule, tout s'envole, tout explose, s'envole en branchages et fleurs rares, autrement dit la tauromachie fait penser, fait inventer, fait imaginer, mais aussi, comment elle se raconte dans les mots des hommes de soie, ils disent ce qu'ils ont fait ou ce qu'ils font là dans le cercle doré, ce qu'ils font vraiment, ou ce qu'ils croient faire, ce qu'ils pensent faire, là encore, l'imaginaire s'invite.
La tauromachie est un roman, une philosophie, une éthique, un art d'être et de vouloir, de vouloir ce que l'on est, et d'être ce que l'on veut. Cela peut se vérifier chaque jour, il suffit d'être au rendez-vous, comme pour l'amour finalement.
Que mille fleurs de romarin parfument tes yeux.
à suivre
Philippe Chauché
Chaque jour dans le vent ou la pluie, entre deux éclats de lune ou de soleil nous nous faisons,
(1) Le discours de la corrida / François Zumbiehl / Verdier
(2) Le Calife ( Manolete ) François Zumbiehl / Marval 1995 / Autrement 2008 /
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