lundi 13 juillet 2026

Les amours de George - Stéphane Guégan


Il y a 150 ans, le 8 juin 1876, disparaissait George Sand, à l’âge de 71 ans après avoir traversé le XIX° siècle avec passion, force et style. La passion, la force et le style fondent Les amours de George. Le corps est une affaire de langue, celui de George Sand se livre à ses amours, comme elle livre sa langue à ses romans, cette langue qui porte en son sein toute l’aventure du classicisme littéraire, voir et écrire, ne croire qu’en la justesse, la musique intérieure de la phrase, tout autant qu’en la force de l’étreinte, et ne jamais oublier l’attraction des fleurs.

Les amours de George est une heureuse immersion romanesque dans la vie et la langue de l’écrivain, celle de George regorge de saveurs et d’odeur, qu’il s’agisse des parfums de ces romans et ceux  de ses aventures galantes. Les désirs de George ont un nom et une histoire qui souvent se nourrit de littérature, de musique et d’art pictural, Les amours de George les met en lumière avec une grande et belle finesse : Jules Sandeau – Aurore, sitôt descendue de la diligence de Châteauroux, sent bondir sa faim de Sandeau, qui a vite appris à se rendre désirable. -, Musset – Pour plaire à Alfred, friand lui aussi des majas de Goya, elle durcit le noir de ses yeux et le rouge de sa bouche. – Chopin, Mérimée, la chair parle, la plume bondit, le roman fidèle à ces principes est un précipité de joie et de liberté.


Le talent de Stéphane Guégan est de nous faire découvrir, de nous faire imaginer ce qui revient au même, les situations amoureuses de George Sand, ses passions, et sa passion pour les histoires, qu’elle tresse la nuit quand la maison, les enfants, les amants dorment. George a un œil sur la nature, sa nature, dans les Pyrénées qu’elle découvre au début du roman, mais aussi tout autour de la maison de Nohant et ses jardins qui la comblent de bonheur. Ce roman léger de soyeux, est une œuvre de passion et d’admiration pour George Sand, des éclats de pierres précieuses assemblées par un agile et inspiré lapidaire.

« Les chapeaux de paille pullulent à Nohant, George les adore et en coiffe ses invités religieusement. Une sorte de rite initiatique, en somme. »

Philippe Chauché @lacauselitteraire

Chateaubriand à Avignon



" Les voyages transalpins commençaient autrefois par Avignon, c'était l'entrée de l'Italie. Les géographies disent : " Le Rhône est au Roi, mais la ville d'Avignon est arrosée par une branche de la rivière de la Sorgue, qui est au pape. "