
vendredi 25 septembre 2020
Sanguinaires de Didier Ben Loulou dans La Cause Littéraire

samedi 19 septembre 2020
Roland Jaccard dans La Cause Littéraire
« Auden est mort à Vienne en 1973, une ville idéale pour mourir. J’y suis d’ailleurs mort plusieurs fois. Auden voulait savoir la vérité sur l’amour. Il pensait, tout en présumant qu’il avait tort, que l’amour dure toujours. Ce ne fut pas le cas » (Wystan Hugh Auden, Dis-moi la vérité sur l’amour).
Roland Jaccard met de l’ordre dans sa bibliothèque. Il note quelques brèves remarques éclairantes sur des livres anciens ou récents, qui le troublent, le renvoient à sa vie, à ses souvenirs doux et amers, à ses incertitudes, ses échecs, à ses amours perdus, une rupture entraîne le besoin de revenir sur soi-même, écrit-il, en ouverture de cette confession amoureuse. Roland Jaccard est un oisif qui écrit de très courts romans, vifs, élancés, nostalgiques, tragiques, amoureux, des courts romans, comme l’on dit des courts métrages, qui flambent comme flambent les aphorismes de son ami Cioran, le journal d’Amiel, ou les pensées acides de Schopenhauer.
La Liaison dangereuse (1) qu’il a nouée avec Marie a elle aussi pris feu, un brasier dont des flammèches lardent encore le cœur et la plume de l’écrivain des vertiges (2). Le gentil garçon (3) sait qu’il ne se baignera plus jamais à la piscine Deligny en compagnie de quelques dandys amateurs de ping-pong, qui savent que pour écrire, il faut être leste, léger et mordant. Roland Jaccard écrit sur des écrivains intempestifs qu’il fréquente, depuis qu’il sait lire une arme à la main, ceux qui ont pris quelques rides avec lui, ou ceux qui pourraient être ses enfants et même ses petits-enfants s’il avait une descendance de sang, et de lettres. Son œil veille, et en quelques phrases il saisit la force, l’élégance, l’originalité, l’enchantement des écrivains de sa bibliothèque. Ils devraient être reconnaissants d’être aussi bien lus, il en va de même des films qu’il évoque en quelques phrases, en quelques brasses (The Swimmer) et il se demande si comme Burt Lancaster il ne court pas à sa perte.
« Les écrivains sont des damnés chanceux : il y a toujours une sylphide pour veiller sur eux. Ce n’est plus mon cas. Ma désinvolture m’a laissé seul face à moi-même. J’aurais tort de me plaindre : je n’y suis pas en si mauvaise compagnie. Tout au moins quand je relis Dafu » (Yu Dafu, Le Naufrage).
Les écrivains et les sylphides habitent toujours avec beaucoup de grâce et de légèreté les livres de Roland Jaccard, même si parfois, fidèle à sa mauvaise réputation, il en égratigne certains. Dis-moi la vérité sur l’amour est un heureux badinage, qui parfois tourne à l’orage. Un livre d’admiration et d’un impossible oubli. On y croise Court vêtue (Marie Gauthier), « L’amour devrait être réservé à l’adolescence… » ; ou encore Miss Lonelyhearts (Nathanaël West) ; mais aussi, Centre (Philippe Sollers), « J’avais souvent médit de lui, mais que serait la littérature sans la médisance et le snobisme ? » ; C’est tout ce que j’ai à déclarer (Richard Brautigan), « Il donnait l’impression de se foutre de tout et pourtant il était capable de faire tenir une tragédie grecque dans un dé à coudre, disait Philippe Djian » ; et Ayn Rand ou la passion de l’égoïsme rationnel (Alain Laurent). Des romans et des portraits, des biographies, des éclats et des admirations avec toujours la présence de Marie, comme une ombre qui se dessine, désormais insaisissable : le Portrait de Marie Céhère.
Philippe Chauché
(1) Une liaison dangereuse avec Marie Céhère (L’Éditeur)
(2) Vertiges (Editions Distance)
(3) Confession d’un gentil garçon (Pierre-Guillaume de Roux)
https://www.lacauselitteraire.fr/dis-moi-la-verite-sur-l-amour-roland-jaccard-par-philippe-chauche
mardi 8 septembre 2020
Le Bon, la Brute et le Renard de Christian Garcin dans La Cause Littéraire
http://www.lacauselitteraire.fr/le-bon-la-brute-et-le-renard-christian-garcin-par-philippe-chauche
samedi 5 septembre 2020
Darrigade de Christian Laborde dans La Cause Littéraire
http://www.lacauselitteraire.fr/darrigade-christian-laborde-par-philippe-chauche
mardi 25 août 2020
" En avant la chronique " s'expose à La Comédie Humaine
vendredi 21 août 2020
Joseph Kessel et Hubert Bouccara dans La Cause Littéraire
« Le monde qu’il connaît, et qu’il cherche à connaître toujours davantage, lui semble habité d’êtres susceptibles de devenir tout aussi bien des acteurs de l’actualité que des protagonistes d’aventures fabuleuses », Serge Linkès.
Philippe Chauché, La Cause Littéraire : Hubert Bouccara, vous avez pour la première fois rencontré Joseph Kessel en 1968, vous étiez un jeune homme qui avait lu et beaucoup lu Kessel, et votre amitié se poursuivra jusqu’à la disparition de l’écrivain en 1979. Cette année est exceptionnelle pour les passionnés de Joseph Kessel, les curieux, mais aussi ceux qui ne l’ont pas, peu ou mal lu. Il entre dans la Bibliothèque de la Pléiade des éditions Gallimard, accompagné d’un album qui lui est consacré, signé Gilles Heuré, qui vous remercie à la fin de son ouvrage. Serge Linkès, qui a dirigé cette édition, vous adresse également ses remerciements. Remerciements adressés à une confrérie des amis de Joseph Kessel ?
Philippe Chauché
vendredi 14 août 2020
Lire Richard Millet
" Je me battais, je tuais (si tant est que je tuasse) aussi consciencieusement que lorsque je râlais le foin dans les près de Siom, élevé dans l'idée que ce qui doit être fait mérite d'être bien fait. " La confession négative
mardi 4 août 2020
Sous le soleil du Tour
" La fibre physique sèche de Coppi était celle de Quichotte ; son ombre nulle descendait sur le corps de Bartali, déçu de faire Sancho. Le chevalier tragique perdit des morceaux d'armure ; Fausto mourut d'un moustique africain passé sous le heaume. "
" A Luchon, j'étais gai comme un pinson : le ciel pur, les montagnes, massives et proches, la ville superbe. " Luchon, la reine des Pyrénées " disait l'affiche punaisée à l'accueil. Quand je demandais à la patronne pour quelles raisons Luchon jouissait d'une si noble réputation, elle me parla des eaux thermales, des Romains, de la majesté de la montagne, de la beauté de la ville, et de la qualité de ses visiteurs, des princes - Louis Napoléon Bonaparte -, des rois - Alphonse XIII d'Espagne -, des écrivains, des poètes - Gustave Flaubert, José-Maria de Heredia, Lamartine, Octave Mirbeau. Je lui demandai alors si Victor Hugo avait séjourné ici. Elle l'ignorait et, comme elle de demandait si j'aimais Victor Hugo, je lui récitai un quatrain de mon poète préféré. Elle fit un rond avec la bouche, la patronne. La veille, elle m'avait vu franchir le seuil de son hôtel couvert de sueur, de poussière, les mollets maculés d'embrocation, une roue à la main et, maintenant, elle me regardait comme si mes tempes étaient ceintes d'une couronne de laurier. "
mardi 14 juillet 2020
Barney Wilen dans La Cause Littéraire
https://www.lacauselitteraire.fr/a-propos-de-barney-wilen-par-philippe-chauche
lundi 13 juillet 2020
La Fin de Bartleby de Thierry Bouchard dans La Cause Littéraire
dimanche 12 juillet 2020
Sollers en peinture dans La Cause Littéraire
« Manet, Picasso ne sont ni modernes ni contemporains. Ce sont des dieux grecs, panthéistes et athées à la fois. Ils ne commandent rien mais font signe vers toute une palette de possibles, à faire vibrer ici et maintenant. Il n’est sans doute pas anodin que L’Éclaircie soit placée sous l’égide du Parménide de Martin Heidegger auquel Sollers emprunte les citations suivantes, autant de clefs pour comprendre la portée musicale de son écriture de la peinture :
https://www.lacauselitteraire.fr/sollers-en-peinture-une-contre-histoire-de-l-art-olivier-rachet-par-philippe-chauche




























