vendredi 20 mars 2009

A Servir Très Frais (2)



Le seul renversement qui mérite notre attention c'est celui du Diable.

" DADA a la face large et svelte et sa voix est cambrée comme le timbre des sirènes " - Francis Picabia - (1)

L'intérêt du Temps déchire le social.

" La femme est infiniment plus méchante que l'homme, et plus intelligente aussi ; la bonté est presque chez elle une forme de dégénérescence... " (2)

Les cinéphiles ressemblent à des crustacés restés trop longtemps au soleil.

L'ennuie est à servir très frais.

" En amour, la plus funeste des illusions, c'est de croire à la synchronisation des désirs. " (3)

L'acte sexuel est amusant, il produit souvent des crampes à la pensée.

" D'une froide passion, se consacrer à l'inutile " (4)

à suivre

Philippe Chauché

(1) L'aventure Dada / 1916-1922 / Essai, dictionnaire et textes choisis par Georges Hugnet / Seghers
(2) Friedrich Nietzsche / Ecce Homo / traduct. Alexandre Vialatte / 10-18
(3) Frédéric Schiffter / Traité du cafard / finitude
(4) Esnaola / Commérages / Distance

7 commentaires:

  1. Le seul renversement qui mérite
    le seul renversement
    le seul
    peut-il en exister un autre ?

    RépondreSupprimer
  2. Le renversement dont il est question là Johal, c'est l'acte de rendre l'ombre lumineuse, renverser le Diable consiste à lui faire perdre pied, pour ensuite l'écraser, le renversement : prélude de l'écrasement du nihilisme planétaire, il est j'en conviens des renversements qui dénouent le désir, mais c'est une autre histoire.

    Bien à vous

    Ph.

    RépondreSupprimer
  3. Croyiez-vous que je pensais à autre chose ?

    RépondreSupprimer
  4. Je ne vais pas une fois de plus démontrer vos nombreuses contradictions. Une seule, mais de taille, suffira : pourquoi avoir choisi une telle photo quand on est comme vous si hostile au cinéma ?
    Mais, pour ne pas risquer de vous ennuyer froidement, je me limiterais à ne citer que La Bruyère dans Les Caractères :

    "Un auteur sérieux n'est pas obligé de remplir son esprit de toutes les extravagances, de toutes les saletés, de tous les mauvais mots que l'on peut dire, et de toutes les ineptes applications que l'on peut faire au sujet de quelques endroits de son ouvrage, et encore moins de les supprimer. Il est convaincu que quelque scrupuleuse exactitude que l'on ait dans sa manière d'écrire, la raillerie froide des mauvais plaisants est un mal inévitable, et que les meilleures choses ne leur servent souvent qu'à leur faire rencontrer une sottise." Des ouvrages et de l'esprit.

    "Les femmes sont extrêmes : elles sont meilleures ou pire que les Hommes." Des femmes.

    Il fallait bien que je donne au moins raison à Nietzsche, ne serait-ce que pour la première partie de sa citation !

    Qu'aucun lecteur ne se méprenne, je savoure autant les écrits de Monsieur Chauché que ma liberté d'expression !

    M.

    RépondreSupprimer
  5. Je m'installe avec jubilation dans mes contradictions, plage de sable fin, filles bronzées, mojitos etc.
    Il covient comme disait l'autre de se trouver grotesque au moins deux heures par jour.

    RépondreSupprimer
  6. Mathilde : je me suis conctruite je crois avec et grace toutes mes condradictions... pas vous ?
    Philippe : je suis partante pour un mojito sur la plage!

    RépondreSupprimer
  7. Rénica,
    Bien évidemment, comme vous, j'en ai fait de même ! Pour la plupart de mes conclusions aujourd'hui, j'ai bien dû en passer par ces nombreuses contradictions et elles continuent de me poursuivre aujourd'hui.
    Ma réflexion, ma chère Rénica, n'était là que pour "titiller" Monsieur Chauché, cela m'amuse de l'embêter et réciproquement je crois. Nous aimons tous les deux la polémique, et peu importe ce qu'il se dit vu que rien n'est important. Ce qui intéressant est non pas le contenu, mais tout simplement l'interactivité, histoire d'être dans l'action, donc de vivre. Que se soit lui ou moi, aucun des deux n'est capable de réelle méchanceté ! Que cela se sache haut et fort !
    Votre intervention étant plus que pertinente, permettez-moi de vous embrasser.
    Bien à vous.
    Mathilde Primavera.

    RépondreSupprimer

Laissez un commentaire